Comment souhaiter la bonne année (sans hypocrisie, sans carte papier et sans commettre de délit)

Étape 1 : Faire semblant d’y croire

Le 1er janvier, vous n’avez pas à croire en 2026. Il suffit de faire comme si. Un peu comme on coche « j’ai lu et j’accepte les conditions générales d’utilisation ».

Souhaitez une bonne année.

Pas la meilleure année de leur vie, pas un renouveau cosmique — juste bonne, c’est suffisant.

Bonus : le mot est court, ça évite les fautes.

Étape 2 : Choisir son canal d’évitement

  • SMS groupé : économique, rapide, glacial.
  • Note vocale : personnel, paresseux, potentiellement embarrassant si vous éternuez à mi-parcours.
  • Story Insta : pour ceux qui veulent souhaiter la bonne année à 800 personnes, sans vraiment penser à aucune.
  • Mail semi-pro : idéal pour glisser une relance de facture entre deux vœux.

N’oubliez pas que la carte papier ne fait plaisir qu’à Tata Suzanne (cf. tuto du 12 décembre). Pour les autres, c’est un fardeau recyclable.

Étape 3 : Ne jamais dire “Et surtout la santé”

Sauf si vous êtes médecin.

Ou astrologue.

Sinon, cherchez un synonyme :

  • “Et moins de stress cette année”
  • “Et du carburant à moins de 2€ le litre”
  • “Et que les RH lisent enfin vos messages”

Étape 4 : Oublier personne… sauf ceux qu’on a oubliés

Un bon vœu, c’est une boucle fermée. Si vous recevez un message de quelqu’un que vous aviez mis dans la catégorie “relations fantômes”, répondez avec la légendaire formule :

“Merci, à toi aussi !”

Cela ne veut rien dire, mais ça marche.

Étape 5 : Vous souhaiter la bonne année à vous-même

Pas besoin de mantra. Juste une ligne.

“On fait comme on peut. Et c’est déjà pas mal.”


Conclusion

Souhaiter la bonne année, ce n’est pas un contrat. C’est un clin d’œil.

Un geste administratif sans formulaire.

Un accusé de réception d’humanité.

Bonne année, donc.

On vous souhaite au moins une bonne surprise. Une seule. Mais qu’elle soit dingue.