Comment lutter contre la FOMO au travail (et rester sain d’esprit malgré les réunions cachées)

Introduction : La FOMO version open space

La FOMO (Fear Of Missing Out), c’est ce sentiment tenace qu’il se passe quelque chose de crucial sans vous. Un apéro entre amis, un concert improvisé, une tendance TikTok déjà ringarde. Dans la vie perso, on s’en accommode. Mais au travail, c’est une autre histoire. Parce que la FOMO professionnelle ne touche pas au fun, mais au pouvoir, à la visibilité, aux promotions qu’on ne voit pas venir.

Symptômes : comment détecter une FOMO professionnelle aiguë

  • Vous passez plus de temps dans votre agenda que dans vos réunions.
  • Vous cliquez compulsivement sur les agendas de vos collègues “Occupé(e) – titre masqué”.
  • Vous voyez des réunions récurrentes auxquelles vous n’êtes jamais convié.
  • Vous demandez “on parle de quoi ?” à chaque message post-réunion.
  • Vous hésitez à prendre un jour de congé de peur de louper un gros truc.

Pourquoi c’est anxiogène (et pas juste une lubie d’hyperconnecté)

Parce que certaines réunions décident de la roadmap. Parce que des alliances se nouent dans un Slack caché. Parce que votre chef a appelé votre collègue sans vous. Et parce que personne n’a documenté. Vous êtes à côté de la plaque, et tout le monde fait comme si c’était normal.

Astuces pour lutter contre la FOMO au travail (sans sombrer dans la parano)

1. Arrêtez de scruter les agendas

Les agendas dégagent de fausses infos : réunions bloquées pour travailler, titres flous, rdv persos mal camouflés. C’est une usine à fantasmes. Débranchez.

2. Demandez, simplement

“Je vois que vous avez échangé, il y avait un point que je devrais connaître ?”

Poser la question, sans agressivité, sans insistance. Parfois, on vous inclura à la prochaine.

3. Documentez ce que VOUS faites

La transparence commence par soi. Prenez soin de partager les infos clés, de documenter vos prises de décision, de noter les récapés. Vous n’êtes pas au centre, mais vous existez.

4. Créez vos propres rituels

Si on ne vous invite pas, invitez. Un point mensuel, un coffee remote, un canal dédié. Ça ne remplace pas tout, mais ça fait exister un espace visible.

5. Parlez-en

La FOMO est souvent taboue. Parlez à un collègue de confiance : “Tu ne trouves pas qu’on rate des trucs ?”. Vous verrez que vous n’êtes pas seul.

6. Rappelez-vous que tout n’est pas important

Certains points sont inutiles. Certaines alliances n’aboutissent jamais. Certaines décisions sont annulées le lundi suivant. Vous n’êtes pas toujours exclu : parfois, vous êtes épargné.

Conclusion : La FOMO au travail, c’est normal

Mais elle ne doit pas régenter votre vie. Faites de votre mieux, demandez ce qu’il faut, partagez ce que vous pouvez. Et puis, prenez vos congés. Sérieusement. Si une décision clé tombe pendant que vous êtes à la plage, c’est que l’entreprise a un vrai souci de communication. Pas vous.