Préambule
Chaque année, c’est pareil : tu veux t’organiser, tu jures que tu feras une liste en novembre, que tu achèteras local, responsable et personnalisé…
Et chaque année, tu te retrouves le 22 décembre, les bras ballants, sans aucune idée de cadeau pour Tata Suzanne.
Pas de panique.
Grâce à la magie du storytelling de Noël, tu vas transformer ton oubli en choix stratégique, validé par ton Christmas Planner imaginaire.
Étape 1 : Créer un alibi premium
Tata Suzanne ne sait pas ce qu’est un Christmas Planner. Mais elle sait que les influenceuses en ont. Et que ça fait chic.
Tu vas donc expliquer que cette année, vous avez externalisé Noël. Objectif : sortir du consumérisme, alléger la charge mentale, retrouver l’esprit de fête.
“On a décidé de faire appel à un Christmas Planner pour une approche plus durable, plus consciente. On ne voulait pas multiplier les petits cadeaux inutiles, tu comprends ?”
Ce n’est pas du mensonge. C’est de la réinvention narrative.
Étape 2 : Justifier l’absence de cadeau
Tu ne lui as pas acheté de cadeau. C’est un acte de conscience écologique.
Un cadeau immatériel.
Un temps de qualité.
“Le planner nous a conseillé de limiter les cadeaux aux enfants, et de privilégier les souvenirs aux objets. C’est aussi ça, le vrai Noël, non ?”
Et si elle hausse un sourcil, enchaîne avec :
“Mais on t’a prévu un moment rien que pour toi en janvier, tu vas voir !”
(Moment qui n’existe pas encore, mais que tu improviseras plus tard : une galette, un coup de fil, un courrier avec un poème — tout marche tant que c’est en janvier.)
Étape 3 : Matérialiser le mensonge
Ajoute une touche visuelle : imprime un petit carton avec écrit
“Noël autrement – Recommandé par Mathilde, Christmas Planner”
ou
“Moment à vivre – à offrir plus tard, à partager longtemps”
Glisse-le dans une enveloppe. Effet conceptuel garanti.
On croira à une box ou à un bon cadeau d’artiste minimaliste.
Étape 4 : Anticiper les contre-attaques
Tata Suzanne dira peut-être :
“Oui enfin, ça ne coûte pas bien cher de m’offrir un petit quelque chose…”
Là, tu ressors l’arme ultime :
“Tu sais, le planner nous a dit que les petits objets achetés dans l’urgence étaient souvent ceux qui finissaient à la poubelle. Ça m’a fait réfléchir.”
Et tu conclus :
“J’ai préféré ne pas t’offrir un truc juste pour dire que je t’ai offert un truc.”
Respect infusé. Respect gagné.
Conclusion
Noël, au fond, c’est aussi savoir raconter de belles histoires.
Et si cette année, l’histoire que tu racontes pour sauver les apparences te permet aussi d’échapper au piège des achats de dernière minute… alors c’est peut-être toi, le vrai Christmas Planner.
(Même si tu n’est pas influenceuse !)